Invitation à « larguer les amarres »- 4

le matin c’est devenu naturel le premier boulot c’est regarder le sol, la terre autour des salades, des plants de tomates / voir si ils, elles manquent d’eau
parfois j’ai déjà accordé un peu de temps à accorder du Temps / parfois pas alors je continue la journée ainsi jusqu’à ce que (je) me laisse émerveillé par les dessins argent dans le bol de café noir / cela fait des années et des années des milliers de formes ainsi que j’applaudis seul spectateur suis dedans suis pendant que ça se passe suis ça avec CELA je signe en aimant c’est ainsi que je vis (je signe ) des moments, des pendant(s) c’est une performance en cours VIVRE, ECRIRE,
suis eau à ma manière air / suis air à ma manière sel d’eux / sous, par le soleil, un peu de ce corps s’évapore un peu de ce corps reste trace(s) de cela parfois s’écrit un peu juste un peu de cela s’écrit dans quelques lignes, je crois (j’) essaie d’offrir contour(s) d’ une absence de contour(s) ce qui dessine Fleur, Coquelicot, Pavot (je) le dois à ce qui s’invite lien entre le corps des choses-là et celui des choses au Ciel / entre ce qui s’invite et s’avoue être la part sans doute la plus subtile la plus durable / en nous signe(s) ainsi signes souvent / c’est Soleil dans Os
que se brûle ce qui doit l’etre c’est Lumière dans Chair que j’apprends le Vide, que je l’approche et entrevois ce qu’il est là,
salade feuilles lèvres jour posé sur elles là, tomate le vert puissant venu du sol, du ciel, d’elle / de lui le plant là
et quand je doute de la Beauté en marche, de la Matière en marche souvent je reçois une grande baffe Rien surgit fier et beau il est / te le disais soit pavot sur le rivage te le disais dans un matin très tôt là il m’attendait ou c’est arrivé oui sur le bord d’une falaise parapet, le coquelicot sa frêle existence
son éternel là flottant le chantant sexe du haut l’amour en haut, en lui là sur le bord
joie faible peut-être alors mais joie atteinte par lui / joie d’être peu alors mais d’être avec entouré de
en respiration ainsi en contour de / Océan en partie et en totalité Océan ainsi […] / je connais un endroit une Pointe, l’extrémité d’une rivière un lieu-dit Pen Lan
où se regarder et s’entrevoir Océan est possible est une chose possible qui flotte sur tige une partie de ce moment va au ciel une autre demeure sous forme de fleur(s souvent cela peut être du genet, un coquelicot peu importe la forme et la couleur du reste et la dernière partie est là
c’est elle que j’écris c’est elle faisant, le faisant le Grand CORPS celui-là qui jamais ne périt qui s’entretient par le nous, le lien il est Souffle, Respiration / je sais je sais c’est une énième répétition d’un / c’est aimer, cela
et d’un / nous le souhaiter pour corps l’océan (texte Bruno Normand – image danie Aile)

Pavot des Mers – danie Aile

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